Daideche Abdenour Pour Daideche.com
j' ai été roujours un fan de Kateb Yacine, avant que saches qui il était. Yacine et Albert Camus, ce dernier dont j'ai lu un petit extrait de son roman " L'etranger" que j'ai aimé tout de suite, c'était en classe de 1°année secondaire, au lycée Tahar Arghib de Bouandas, le texte s'intitulait " un personnage sans ambition", c'était un personnage extravagant qui me fait rire à chaque fois que je qu'il traverse mon esprit. Un personnage, à qui je voudrait ressemler. Meursault " le héros de roman qui signifie" meurt seul", la représentation de camus ou l'incarnation de l'absurde et/ou l'absurdité, était un symbôle d'une jeunnesse en désarroi, en désenchantement, les guerres, les déportations, l'immoralisme... Il était différent de tous les héros que j'ai connu dans les romans, il véhicule une philosophie ammorale, absurde, rebelle aux normes, aux règles, aux religions. La vie n'a pas de sens pour lui, rien n'est sensé, il n'a aucun idéal, aucune religion, aucun projet, aucune ambition. Un retardé mental pour les uns, un primitif pour les autres, les critiques étaient très sévères, Meursault reste un personnage énigmatique intelligible comme le fut toujours Albert Camus.
L'étranger, je l'ai lu à plusieurs reprise, ça m'a vraiment marqué, ça reste mon livre de chevet.
Je reviens à Kateb Yacine, ce monument de la littérature algerienne, c'était au lycée, que je l'ai decouvert, avec ses rides sur le visage, son regard preçant, ses cheveux blancs, qui rappellent sa sagesse, comme l'étaient ses ancêtres les berbères, c'est pour le défendre dans les débats au village, aux cafés que je me suis précipité vers ses écrits, ses intervewies, les jornaux, notamment, LE MATIN*, qui lui consacrait un numéro spécial, le jour de l'anniversaire de sa mort. Kateb Yacine représenait à cette époque pour moi ma berberité, son combat pour l'identité amazigh m' a nourri tout au long de mes années d'étude à l'université de Ferhat Abbes de Sétif.
Mais le défendre de qui ? Yacine était pour certains un mécréant, un communiste athée, c'est vrai c'était un perturbateur, contre le fanatisme religieux, contre un régime dictateur et corrompu, il défend un idéal, la reconciliation de l'Algerien avec soi-même, sa vie était une quête d'une identité presque perdu, mais retrouvée dans son combat et sa plûme. "La guerre de deux mille ans", un hommage à notre héroine La Kahina, une femme qui a marqué le parcours de Yacine. Nedjma, une quête perpetuelle de la composante de l'identité algerienne, un retour aux ancêtres, un regard sur l'histoire d'un pays déchiré.
* LE MATIN : un quotidien national d'information, suspendu en Algérie suite à un coup monté par les sevices de police, son directeur de publication "Mohamed Benchicou" fut incarcéré pendant 2 ans après la découverte de bons de caisse dans ses bagages , en août 2003, le directeur du Matin a été libéré le 14 juin 2006 de la prison d'El harrach à Alger.