C'est la saison de la récolte d'olives, en kabylie. A Bousselam, tôt chaque matin, des familles entières allaient dans tous les sens, mais la déstination est toujours la même, les champs d'olives, le père de famille veille à ce que tout soit préparé, la bâche, le baton, les sacs en plastique, et bien évidamment de la provision alimentaire ( les figues sèches, le pain" Aghrum", huile d'olive...), mais dans la majorité des cas, les femmes préparent à manger sur place dans les champs.
Dans cette atmosphère règne une ambiance de bon enfant, c'est le moment de raconter de belles histoires aux enfants et de se souvenir de passé, un passé plein de sagesse, de simplicité et surtout de respect, de leur apprendre comment récolter sans abimer les olives, donc c'est le meilleur contact entre l'enfant et sa nature, car cette saison se coincide tous les ans avec les vacances scolaires, sinon, on profite seulement les week-end.
Pour certaines familles installées dans les grandes villes, notamment à Béjaia, Sétif et Alger, c'est le moment, par excellence, de visiter le village natal.
Cette activité ancestrale, à la fois économique et culturelle est une occasion pour les villageois de montrer leur sens de solidarité, pour son importance dans la vie quotidienne, D'ailleure, elle constitue une source très considérable pour des familles entières.
Au coucher de soleil, les familles prennent la route de retour au foyer, avec la fierté d'avoir rempli tous les sacs pris le matin, en se donnant le rendez-vous pour le lendemain matin, mais attention, au chutes, ça risque d'être dur.