Les autorités de le commune de bousselam et de la daira de bouandas à sétif veulent détruire la fontaine de Ain Dokar pour l'approvisionnement en eau potable de villages voisins.
Les habitants du village ne comprennent pas l'attitude de leur reponsables et voient en la déstruction de tala la déstruction du village car selon eux, c'est le seul monument historique du village d'où vient d'ailleurs sa nommination.
Le plus absurde dans l'affaire est que les autorités ont d'autres solutions plus pratiques et moins couteuses comme l'exploitation des défférentes sources qui se trouvent sur les hauteurs.
D'autre part, les habitants sont prêts à mener un combat pour le maintien de la fontaine
Tala ain dokar, en plus de l'eau fraîche qui coule de ses sources, elle est le seul moyen d'irriguer les champs des fellahs . << Les vignes, les figuiers et les cultures saisonnières dépendent de cette fontaîne magiqu .>> pense yazid, un jeune qui appelle tous les villageois à une forte mobilisation autour de leur fontaîne.
ain dokar, comme l'a décrit un colon français, est un oisis perdu au milieu des montagnes et sans elle " Tala" le village serait un désert.
Daideche Abdenour pour Daideche.com
Durant sa visite de trois jours à Sétif, le Président de la république Abdelaziz Bouteflika ne s’est rendu à aucune commune ou daira du nord de Sétif mis à part la région de Bougaa. Les citoyens des communes du Nord (Beni Aziz, Ain El Kebira, Babor, Bouandas, Beni Ourtilane, Guenzet , ..) n’ont rien comprit de l’attitude du président. Le plus sûr que le président, en visite en Petite Kabylie ne sera jamais reçu comme il est accueilli à Ain Azel ou à Beni Fouda. Cela laisse entendre que le président Bouteflika boude cette région pour sa langue, sa culture et sa sensibilité politique différentes mais ce n’est pas une raison pour ignorer toute une région qui a payé cher pendant l’insurrection citoyenne de 1870, la guerre de libération nationale pour l’indépendance de l’Algérie.
En trois jours, il pouvait, au moins, visiter symboliquement une seule daira ou commune, à titre d’exemple Bouandas, Beni Ourtilane, ou Guenzet, mais une visite pour faire quoi ? Car dans cette région, il se peut qu’il n’ya rien à inaugurer, rien à montrer devant les caméras.
Normalement, un responsable, en visite, doit aller à la rencontre des populations, de leur proposer des solutions, de débattre autour des sujets, des problèmes locaux, mais en Algérie, ce genre de visites prend toujours un aspect populiste, électoraliste. La région du nord de Sétif doit être la priorité des autorités, un plan d’urgence pour cette région est une nécessité vu le calvaire quotidien des citoyens dans tous les domaines.
Les citoyens de cette partie de la wilaya de Sétif ont l’impression d’être complètement abandonnés, ce n’est pas Bouteflika qu’ils veulent voir mais c’est ce que Bouteflika pouvait leur apporter pour au moins alléger leur quotidien difficile, pour aussi sortir cette région de sa léthargie, de son isolement.
Daideche Abdenour