Celà fait des mois, voir des années qu’on ne parle plus de la Kabylie, ni de ses émeutes, ni de son mouvement citoyen, ni malheureusement pas de son mouvement culturel et associatif. Cette Kabylie toujours rebelle ne donne plus d’olives ? Qu’attend-elle ?Faut-il changer le moyen de lutte ? Faut-il s’organiser d’avantage ? Et pour sortir de sa léthargie, que faut-il faire ?
Vu l’arrêt de processus revendicatif en Kabylie, on dirait que les choses ont changé, et que le combat qu’ont mené les Kabyles depuis plusieurs générations a abouti à la reconnaissance de l’identité et de la langue berbère. Je pense que la Kabylie n’a jamais été livrée à elle même comme fut le cas aujourd’hui, sous le régime de Bouteflika, qui depuis son éléction menait une politique de "la terre brûlée" pour prendre sa revanche, en Kabylie. Cette politique apparait clairement dans ses discours, il vise la distruction systématique de La kabylie, la détruire politiquement, économiquement, culturellement et surtout ethnographiquement.
La kabylie a été historiquement à l’avant garde de tous les combats que le peuple algérien a mené contre le colonialisme, la hogra, et les déscriminations.
Ce qui importe aujourd’hui, c’est comment changer le moyen de lutte, brusquer le pouvoir, aller changer violamment les choses...A mon avis, la Kabylie est fragile comme le pouvoir algérien l’est pour l’instant, par conséquent, il est conseillé de ne pas sauter les marches, il faut commencer d’abord par apprendre aux gens comment réagir ( pacifiquement, intéligemment) puis apprendre à ces ( ân..) cons qui nous gouvernent que nous sommes là,que nous n’avons pas oublié et que l’heure est venue pour frapper.
Pour mener une contre-attaque contre ce régime autocrate, il faut d’abord, user de l’intélligence colléctive de la Kabylie, c’est à dire, avec plus d’organisation politique, plus de solidarité, il faut donc inscrire notre combat dans un cotexte mondial, avec l’avènement de l’ère médiatique ( la dimocratisation de l’accés à l’information), le pouvoir en place est privé automatiquement de son arme fatale qui est la propagande qui vise à modifier le comportement collectif de peuple algérien en semant des idées et opinions favorables à sa politique.
En suite, il faut inscrire le mouvement de contestation dans la continuité, en s’appuyant sur les acquis pour ne pas épuiser les forces populaires, sans acquis, il n’y aura plus de motivation ni de mobilisation.
En fin, nous devrions aller sur des bases solides, un projet de société, un programme politique, une plate forme concrête, pour éclaircir le chemin, pour voir l’avenir de très prés, et pour crèer un élan de progréssion.
A.D pour daideche.com